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La crainte numéro 1 des personnes frileuses à la réouverture, c’est la peur du fret lourd. Cette hypothèse n’est pas réalisable, et pour de nombreuses raisons, que voici.


1) Des travaux titanesques

Alors que 50 millions d’euros sont nécessaires pour rouvrir la ligne au trafic voyageur, il en faudrait plus de 600 pour du fret lourd ! Ce coût pharamineux s’expliquerai par :
- la reprise de tout le terrassement pour avoir une ligne totalement plane ;
- le doublement de la voie sur les 17 kilomètres (en rasant plusieurs maisons au passage) ;
- le renforcement de tous les murs de soutènement ;
- le remplacement des 48 ponts métalliques par des ponts en béton ;
- le renforcement des 3 viaducs ;
- le reprise du gabarit des 2 tunnels, leur soubassement, leur sécurisation en cas de problème ;
- la suppression de tous les passages à niveaux, en passant la voie en dessous de la route ;
- la création d’au moins une plate-forme de fret pour écouler le trafic...

Des travaux de cette envergure ne sont pas possibles sur notre territoire, à moins de creuser indéfiniment dans la montagne et dans les falaises.


2) Un itinéraire inintéressant économiquement

La configuration de l’itinéraire est totalement inadaptée pour faire circuler de façon compétitive des convois de fret.

Au nord du lac Léman, la ligne CFF Genève – Lausanne – Aigle est à voie double, permet une vitesse élevée, et à un profil parfaitement adapté à la circulation des trains de marchandises. Une seule locomotive suffit, et le temps de parcours est très intéressant pour les sociétés de transport.

Au sud, la voie permettra une vitesse modeste (80 à 100 km/h), mais du fait des courbes serrées qui la composent, ne permettra pas à des convois longs de circuler correctement.


3) Un scénario abandonné depuis longtemps

Dès 2002, quand une étude sur le fret a été rendue par RFF, le scénario fret n’a pas été retenu

Au nord du lac Léman, la ligne CFF Genève – Lausanne – Aigle est à voie double, permet une vitesse élevée, et à un profil parfaitement adapté à la circulation des trains de marchandises. Une seule locomotive suffit, et le temps de parcours est très intéressant pour les sociétés de transport.

Au sud, la voie permettra une vitesse modeste (80 à 100 km/h), mais du fait des courbes serrées qui la composent, ne permettra pas à des convois longs de circuler correctement.
>  L’hypothèse du fret lourd
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